Salut les petits « monstres »
Un petit post juste pour vous dire que nous sommes à 11 jours de la sortie de Monstres tome 1 : Gorgone, et que je ne tiens plus en place ! Je ne serais pas plus survoltée et intenable si j’avais bu dix cafés d’affilée et avalé un kilo de sucre pur. J’ai l’impression que trop d’adrénaline ce n’est pas bon pour moi…
J’ai passé (enfin pas seulement moi, toute l’équipe de mon éditeur en fait) onze mois a préparer Théo pour sa sortie et savoir qu’elle sera bientôt en magasin me survolte complètement. Je suis heureuse et nerveuse en même temps, je n’arrête pas de me dire : est-ce qu’ils vont aimer ? Peut-être que j’aurai du garder telle ou telle idée ? Zut je n’aurai pas du tuer mon héroïne dès la neuvième page (non, je rigole, en fait elle meurt à la page 11…). En clair vous l’aurez compris c’est excitant et angoissant ! Je me demande si ça passe avec le temps, ou si au contraire le phénomène s’amplifie de livre en livre !
Mon roman est donc fin prêt et a finalement été classé pour les 14 ans et plus (donc il se situe quelque part entre adolescent et jeune adulte)
En tout cas j’espère que Théodora sera la première « née » d’une longue famille ! Bien sûr juste après elle, arriveront le tome 2 et 3 de la trilogie Monstres. Je travaille encore sur ses petits frères et sœurs. Alors pour vous faire patienter encore un peu (et surtout parce que cela me fait plaisir !) je partage donc avec vous un petit extrait de l’histoire de Théo, le début de l’histoire… le tout début de son histoire… de notre histoire.
Bonne lecture à vous
A bientôt
JM
Un petit post juste pour vous dire que nous sommes à 11 jours de la sortie de Monstres tome 1 : Gorgone, et que je ne tiens plus en place ! Je ne serais pas plus survoltée et intenable si j’avais bu dix cafés d’affilée et avalé un kilo de sucre pur. J’ai l’impression que trop d’adrénaline ce n’est pas bon pour moi…
J’ai passé (enfin pas seulement moi, toute l’équipe de mon éditeur en fait) onze mois a préparer Théo pour sa sortie et savoir qu’elle sera bientôt en magasin me survolte complètement. Je suis heureuse et nerveuse en même temps, je n’arrête pas de me dire : est-ce qu’ils vont aimer ? Peut-être que j’aurai du garder telle ou telle idée ? Zut je n’aurai pas du tuer mon héroïne dès la neuvième page (non, je rigole, en fait elle meurt à la page 11…). En clair vous l’aurez compris c’est excitant et angoissant ! Je me demande si ça passe avec le temps, ou si au contraire le phénomène s’amplifie de livre en livre !
Mon roman est donc fin prêt et a finalement été classé pour les 14 ans et plus (donc il se situe quelque part entre adolescent et jeune adulte)
En tout cas j’espère que Théodora sera la première « née » d’une longue famille ! Bien sûr juste après elle, arriveront le tome 2 et 3 de la trilogie Monstres. Je travaille encore sur ses petits frères et sœurs. Alors pour vous faire patienter encore un peu (et surtout parce que cela me fait plaisir !) je partage donc avec vous un petit extrait de l’histoire de Théo, le début de l’histoire… le tout début de son histoire… de notre histoire.
Bonne lecture à vous
A bientôt
JM
On est toujours le monstre de quelqu’un…
(Anonyme)
(Anonyme)
Prologue
Toutes les histoires commencent toujours de la même façon : « Il était une fois… ». C’est une règle, un incontournable. Aucune histoire digne de ce nom ne pourrait commencer autrement ! Et pourtant…
La mienne commencerait plutôt comme ça : « J’allais mourir. »
J’allais mourir. C’était une certitude; après tout, on meurt tous un jour. Mais là, avec la lame d’un sabre directement pressée sur ma gorge, cette certitude s’avérait plus proche de se réaliser que jamais. Comment m’étais-je encore débrouillée pour me retrouver dans une situation pareille ! On dit que lorsqu’on est sur le point de mourir, toute sa vie repasse devant ses yeux. Bizarrement, en ce qui me concerne, je ne revoyais passer en boucle que les derniers événements qui m’avaient menée à ce point précis de mon existence…
J’entendais encore et encore mon père me dire : « Théodora, tu auras une vie remplie d’aventures, un destin unique ! » Et il avait raison.
J’ai toujours détesté quand il m’appelait par mon prénom au complet. Tout le monde m’appelle Théo. Mais mon père, lui, s’est toujours évertué à dire qu’une jeune fille bien comme il faut ne devait pas se laisser affubler d’un diminutif si masculin, que ce n’était pas convenable.
Une jeune fille bien comme il faut… Je ne peux m’empêcher de sourire à cette pensée. Je ne pense pas vraiment être ce genre de fille, loin de là.
J’ai seize ans et je suis une gorgone…
Avec mon aspect étrange, on m’apparente plus à un monstre qu’à une jeune fille. Pourtant, je ne me trouve pas si repoussante : je suis grande et aussi fine qu’un fil de fer, mais forte et résistante. J’ai les yeux d’un vert à la fois tendre et embrasé. Mon sourire est plutôt charmeur, du moins me semble-t-il. Si ce n’était ce nid ardent de serpents dorés qui grouille sur ma tête, je ressemblerais à n’importe quelle jeune fille de mon âge.
Je ne suis pas venue au monde avec cet aspect; être une gorgone n’est pas ma vraie nature.
Humaine et monstre, je suis tour à tour l’un et l’autre. Il est si facile de changer de place sans même s’en rendre compte. J’en suis la preuve vivante : quelquefois victime, quelquefois bourreau… Mais dans le fond je suis toujours moi, je reste fidèle à ma nature profonde : la nature humaine.
Parfois sombre, parfois bonne; parfois forte et pourtant si faible…
Monstre ou humaine, la réponse n’a plus d’importance pour moi. Je suis simplement moi, Théo, et je vais bientôt mourir…
Je sens la pointe du sabre s’appuyer un peu plus fortement sur ma peau. Un filet chaud glisse le long de mon cou; une goutte de sang lente et poisseuse en réalité.
Mais comment me suis-je retrouvée ici ?
Oh oui, c’est vrai… C’est l’amour le responsable. C’est toujours sa faute quand les choses tournent mal !
Mais est-ce l’amour le vrai responsable, ou ma propre faiblesse ?
Je soupire. Oui, je me souviens très bien de la manière dont toute cette histoire a commencé.
Elle a commencé il y a deux mille ans…
Toutes les histoires commencent toujours de la même façon : « Il était une fois… ». C’est une règle, un incontournable. Aucune histoire digne de ce nom ne pourrait commencer autrement ! Et pourtant…
La mienne commencerait plutôt comme ça : « J’allais mourir. »
J’allais mourir. C’était une certitude; après tout, on meurt tous un jour. Mais là, avec la lame d’un sabre directement pressée sur ma gorge, cette certitude s’avérait plus proche de se réaliser que jamais. Comment m’étais-je encore débrouillée pour me retrouver dans une situation pareille ! On dit que lorsqu’on est sur le point de mourir, toute sa vie repasse devant ses yeux. Bizarrement, en ce qui me concerne, je ne revoyais passer en boucle que les derniers événements qui m’avaient menée à ce point précis de mon existence…
J’entendais encore et encore mon père me dire : « Théodora, tu auras une vie remplie d’aventures, un destin unique ! » Et il avait raison.
J’ai toujours détesté quand il m’appelait par mon prénom au complet. Tout le monde m’appelle Théo. Mais mon père, lui, s’est toujours évertué à dire qu’une jeune fille bien comme il faut ne devait pas se laisser affubler d’un diminutif si masculin, que ce n’était pas convenable.
Une jeune fille bien comme il faut… Je ne peux m’empêcher de sourire à cette pensée. Je ne pense pas vraiment être ce genre de fille, loin de là.
J’ai seize ans et je suis une gorgone…
Avec mon aspect étrange, on m’apparente plus à un monstre qu’à une jeune fille. Pourtant, je ne me trouve pas si repoussante : je suis grande et aussi fine qu’un fil de fer, mais forte et résistante. J’ai les yeux d’un vert à la fois tendre et embrasé. Mon sourire est plutôt charmeur, du moins me semble-t-il. Si ce n’était ce nid ardent de serpents dorés qui grouille sur ma tête, je ressemblerais à n’importe quelle jeune fille de mon âge.
Je ne suis pas venue au monde avec cet aspect; être une gorgone n’est pas ma vraie nature.
Humaine et monstre, je suis tour à tour l’un et l’autre. Il est si facile de changer de place sans même s’en rendre compte. J’en suis la preuve vivante : quelquefois victime, quelquefois bourreau… Mais dans le fond je suis toujours moi, je reste fidèle à ma nature profonde : la nature humaine.
Parfois sombre, parfois bonne; parfois forte et pourtant si faible…
Monstre ou humaine, la réponse n’a plus d’importance pour moi. Je suis simplement moi, Théo, et je vais bientôt mourir…
Je sens la pointe du sabre s’appuyer un peu plus fortement sur ma peau. Un filet chaud glisse le long de mon cou; une goutte de sang lente et poisseuse en réalité.
Mais comment me suis-je retrouvée ici ?
Oh oui, c’est vrai… C’est l’amour le responsable. C’est toujours sa faute quand les choses tournent mal !
Mais est-ce l’amour le vrai responsable, ou ma propre faiblesse ?
Je soupire. Oui, je me souviens très bien de la manière dont toute cette histoire a commencé.
Elle a commencé il y a deux mille ans…





