mercredi 23 décembre 2009

Une petite couverture pour Noël...

Salut mes petits monstres,

Et oui nous sommes déjà le 23 décembre, plus que deux jours à patienter avant le passage du Père Noël! J'espère que vous avez été bien sages cette année.

Mon petit doigt me dit qu'en ce moment il fait bien froid chez vous, alors pour vous réchauffer un peu, voici en cadeau une petite "couverture".

C'est mon cadeau de Noël pour vous, passez de bonnes fêtes.

A bientôt
JM


dimanche 13 décembre 2009

« Résumé » de ma vie et plus encore …

Salut tout le monde,

Non vous ne rêvez pas c’est bien une mise à jour du blog que vous avez sous le nez ! Oui je sais j’exagère je n’ai pas posté depuis des lustres… Je plaide coupable oui ! Mais ce n’est pas ma faute non… enfin pas SEULEMENT ma faute !

Je suis tombée malade, (mais rassurez vous je n’ai pas attrapé la grippe A) juste un gros rhume avec tout le « package » toux, petite fièvre, nez bouché… puis ensuite, promo spéciale sur nez qui coule! Après 8 jours de ce régime là, ma boîte de Kleenex était devenue ma meilleure amie, inséparables je vous dis !

Une fois remise en forme je me dis « allez si on postait un petit mot sur le blog »… et là paf je me souviens que je déménage dans 10 jours et que je n’ai pas fait le moindre carton… Alors je me lance dans les boîtes… et c’est toujours dans ces cas là qu’on perd bêtement du temps ! On tombe sur de vieux trucs qu’on avait oublié depuis longtemps et on se dit : « Mais pourquoi j’ai gardé ça déjà ?? » vous passez une demi-heure à fixer une collection de figurines en plastique jusqu'à ce que la lumière se fasse dans votre esprit… « Ah mais oui !! Je me souviens, c’est les décorations de la buche de Noel de grand-mère Lucienne, Noel 1992, celui où oncle Jean s’est cassé une dent en mordant dans la tête du nain par accident » Voilà ça vous revient et ça vous fait rire de nouveau… et là après dix minutes de flash- back nostalgie, arrive la SUPER question : Mais pourquoi c’est moi qui ai ça à la maison ?

Et là, erreur de débutant : vous appelez votre mère…

Après une heure et demi au téléphone vous avez enfin le fin mot de l’histoire qui est grossièrement : « Ah, quand tu as quitté la maison pour ton premier appartement, tu as du la prendre sans faire attention… » et ben voilà mystère résolu ! Tout ça pour ça…

Bref après tout un tas d’aventures nous voilà ENFIN dans notre nouvel appart… et là… Ah ah je découvre qu’on n’a pas l’eau, pas l’électricité et surtout pas d’internet, ben non ! Donc le temps d’ouvrir tout ça et d’avoir à nouveau la ligne, visiter un peu la Floride (enfin pas toute la Floride, juste ma nouvelle ville pour commencer, histoire de ne par mourir de faim et surtout de soif vu la chaleur) : me voilà donc enfin de retour sur la toile…

Et pour me faire pardonner tout ce temps sans nouvelles (ou presque) je vous offre en avant première, le texte de mon 4ème de couverture (sous entendu : le résumé du livre et la « courte » bio de l’auteur)

N’hésitez pas à me faire part de vos premières impressions… Et oui, pour ceux qui se posent la question, la couverture sera visible dans quelques temps !

A bientôt et bonne lecture ;)

JM


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Titre de la collection : Monstres

Tome 1 : Gorgone.

Théodora est une jeune fille à qui la vie sourit depuis sa naissance. Dotée d’une intelligence et d’une malice sans bornes, Théo est d’une beauté simple et envoutante. Ses grands yeux verts et sa longue chevelure d’or attirent souvent la convoitise.
La vie de Théo bascule lorsque la déesse de l’amour, Aphrodite, se laisse convaincre que la jeune fille la surpasse en grâce et en beauté. Folle de rage, Aphrodite change Théo en « gorgone » : la longue chevelure dorée de la jeune fille fait place à de terribles serpents, et son regard d’émeraude autrefois si doux a désormais le pouvoir de figer à jamais les gens en statue de pierre…
Pourchassée, malmenée par les habitants de son propre village, Théodora n’aura d’autre choix que de vivre comme une recluse. Elle préparera alors sa vengeance et Aphrodite sera piégée par la jeune gorgone…
Deux mille ans plus tard, un jeune Chaman nommé Solan vient demander l’aide de la gorgone. Privés de la déesse Aphrodite, les Hommes ne connaissent plus l’amour, et le peu d’humanité qui leur reste est en voie de disparition. Théodora devra donc faire un choix : suivre Solan dans sa quête ou se détourner du sort des Hommes, ceux-là mêmes qui ne voient en elle qu’une seule chose : UN MONSTRE…

Née à Saint-Etienne en France, JM Bonnel est friande de contes et légendes, d’aventures et de mondes féériques, lesquels peuplent son quotidien. Alimentée par les histoires que lui racontait sa grand-mère, elle se lance dans l’écriture malgré sa dyslexie qui ne l’empêche pourtant pas de croire en son rêve. Elle voit ici son vœu le plus cher se réaliser avec la publication du premier roman de la série « Monstres ».

(Voici l’un des magasins où trouver le roman, ajouter dans mes liens. Faire la recherche par titre de livre ou simplement avec bonnel)

mardi 10 novembre 2009

La prophétie du biscuit chinois…

Salut tout le monde,

Comme promis voici donc un post pour vous parler un peu plus de mon « parcours » éditorial. En même temps il n’y a pas vraiment « d’histoire » à raconter, aucun rebondissement, ni l’ombre d’un suspens (ben oui quoi, vous connaissez déjà la fin puisque vous savez que je vais être publiée. C’est un peu comme regarder le film Titanic alors qu’on sait très bien que le bateau coule à la fin…)

Mais bon à la demande générale allons-y …

Alors que j’étais tout juste à la moitié de la rédaction de mon manuscrit, j’étais déjà en train de me poser LA question que se pose tout jeune auteur : « Et après, où est-ce que j’envois tout ça ? » j’y pensais souvent mais une petite voix dans ma tête me hurlait « Finis ton roman, ensuite on verra ! »

Il faut vous dire que j’ai la fâcheuse habitude de commencer mille choses en même temps et de ne jamais en finir une seule ! Mais, surexcitée par mon projet de roman, je commence tout de même à jeter un œil sur les maisons d’édition « juste comme ça… ». Coup de chance (ou presque) je trouve une maison d’édition qui ne demande que les 30 premières pages… Alors ni une ni deux, j’imprime mes 30 pages et hop j’envois le tout par courrier… Ensuite commence l’attente… les allers et retours sans fin, dix fois par jour pour relever le courrier… mais rien, ma boîte est toujours vide !

4 mois passent et je continue d’avancer dans mon manuscrit… Et puis un jour arrive LA lettre (la 1ère de la série…) je la regarde bêtement au moins pendant 30 minutes mais impossible de me décider, je l’ouvre, je ne l’ouvre pas… Après m’être rongé les ongles et toute la main droite (pratique pour écrire après ça…) je tends l’enveloppe à mon amour. Ni une ni deux l’enveloppe est déchirée sans état d’âme et je vois à sa petite tête triste que ce n’est pas la réponse que j’espérais…

Aïe, premier refus…

Dur à encaisser ! Je fais de mon mieux pour ne pas me mettre à pleurer mais c’est difficile…

En même temps, si j’avais reçu un courrier qui me disait « Nous aimerions avoir le reste du manuscrit car votre histoire nous intéresse » ben j’aurais eu l’air maline moi avec mon roman pas encore achevé…

Finalement ce non n’était pas une mauvaise chose ! Je me remets donc au travail… Et oh magie (ou presque) mon roman est terminé en décembre. Mais un peu refroidie par mon premier « Non » je retarde l’envoi… je traîne les pieds, pas vraiment pressée de voir mon rêve jeté au panier. Les fêtes de fin d’année arrivent et je ne pense (enfin plus trop) à mon manuscrit.

Peu après Noel, je vais rendre visite à une amie, qui pour faire original nous offre des biscuits chinois au lieu des traditionnels chocolats. Vous savez les fameux biscuits de la chance…

J’en choisis un au hasard, je l’ouvre et j’éclate de rire ! Tout le monde me regarde comme si j’avais un peu trop forcé sur le champagne. Mon amour m’interroge du regard et je lui tends le petit rouleau…

« Votre talent sera reconnu et récompensé » voilà ce qui est écrit rouge sur blanc sur un papier à peine plus grand qu’une tête d’épingle. « Ah si c’est le biscuit qui l’a dit c’est que c’est vrai » glousse mon amour en se moquant gentiment de moi. Amusée par le message, je le glisse dans ma poche.

Nous sommes le 2 janvier… et je me retrouve à nouveau, pour fêter la nouvelle année, avec un biscuit chinois dans la main. Je l’ouvre… « Vous avez un talent exceptionnel, pour la réussite, utilisez-le correctement » Je me souris à moi-même, bon ok je sais que ce n’est qu’une coïncidence, mais ça a tout de même quelque chose de drôle et de mystique à la fois. Ça fait tout de même deux fois…

Je prends le temps de me remettre des fêtes de fin d’année et le 12 janvier j’envoie mon manuscrit aux huit maisons d’édition que j’avais choisi plusieurs mois auparavant.

Et je me dis « bon, c’est parti pour 4 à 6 mois d’attente… » L’horreur ! Je recommence malgré moi la danse de « allons voir si le courrier est arrivé », en clair je passe ma vie dans les escaliers à faire les allers-retours entre mon appartement et le hall d’entrée.

Quatre jours après mon envoi j’ai des nouvelles, je n’en reviens pas ! J’ouvre et là je n’en crois pas mes yeux, mon texte est refusé par la maison X. Mais ce n’est pas ça qui me choque, non non, c’est le titre de mon livre mal orthographié, les prénoms de mes héros pas retenus, on appelle mon héroïne A au lieu de B, je reste sans voix ! Je comprends vite avec la lettre type que je sors de l’enveloppe que mon manuscrit a tout juste été lu. Je suis plus en colère que triste pour être honnête, ok je sais qu’il y a beaucoup de manuscrits comme le mien sur leurs bureaux, mais 4 jours !!!! Grrrr!!!

Je me remets de ma déception (mes petits yeux pleins de larmes tout de même, non parce que c’est un peu dur à avaler !) et je surmonte ma désillusion… Il en reste encore 7 !

Le 26, nous sommes à 14 jours d’attente quand je trouve un courriel dans ma boîte mail (ma future maison d’édition ! Mais ça je ne le sais pas encore à ce moment là !). J’ouvre le courriel et les premières lignes sont en gros « merci de nous avoir fait parvenir votre texte malheureusement… » 14 jours et encore un autre refus, je ne peux pas le croire. Je suis tellement triste que je ne lis même pas la suite du courrier (grosse erreur de ma part !). La journée passe, puis le lendemain pendant la journée je me dis « Allez, on va faire un peu de tri dans cette boîte mail… » et là je retombe sur le courriel de la veille, je prends une grande respiration et je lis d’un trait ! Et là je n’en crois pas mes yeux (encore lol), le manuscrit que je leur ai envoyé leur a plu mais ce n’est pas ce qu’ils recherchent en ce moment, par contre mon style est tout à fait ce qu’ils veulent et ils voudraient me rencontrer pour parler d’un autre projet avec moi. Ok vendu, je leur réponds oui pour un RDV après tout qu’est ce que j’ai à perdre ? La date est prise, nous devons nous voir début février.

Le 29 je trouve un autre mail dans ma boîte « Chère Melle JM, nous avons bien reçu votre manuscrit, avez-vous un numéro où vous joindre, nous avons quelques questions à vous poser sur votre récit » je réponds naïvement, leur donne mon numéro de téléphone et classe l’affaire. Tout juste une heure plus tard le téléphone sonne. Et là mon cœur s’arrête, « Oui bonjour, les éditions Michel Quintin. Nous venons de finir de lire votre manuscrit, avez-vous déjà une maison d’édition pour ce projet ? Avez-vous d’autres projets pour la suite ? » L’oxygène n’arrive plus jusqu'à mon cerveau, il parle vraiment sérieusement ?

Arrive ensuite quelques jours plus tard au courrier, une autre maison d’édition (française celle-ci) qui dit qu’elle voudrait publier l’histoire mais qu’ils ne veulent pas publier un aussi gros livre pour le moment, mais que si je consens à couper mon histoire, il pourrait y avoir une collaboration entre nous. Je leur réponds et décline poliment l’offre. Suivent ensuite trois réponses négatives mais avec encouragements. Ça ne fait que 7 me direz-vous… oui oui je sais, une des maisons d’édition ne m’a jamais répondu !

Je vais donc à mon RDV et concrétise l’entente avec les deux maisons d’éditons pour deux projets différents. Un projet pour 2009-2010 avec LER qui sortira fin janvier 2010. Et un second projet avec Michel Quintin pour 2010-2011 avec le manuscrit qui est la clef de départ de toute cette histoire.

J’ai été chanceuse je le sais, ma marraine la fée a été bonne avec moi. Et croyez- le ou non, mais aujourd’hui encore j’ai avec moi les deux petits bouts de papier que j’ai sortis de mes biscuits…

Dans chaque histoire de fantasy il y a toujours une prophétie… et mon histoire n’a pas fait exception ! Et j’ai eu la chance de voir se réaliser la prophétie du biscuit chinois…

A bientôt
JM



vendredi 30 octobre 2009

Du style et des lettres…

Salut tout le monde,

Alors quoi de neuf dans la vie d’une jeune auteure cette semaine me demandez-vous… et bien pas grand-chose… :o) Je m’applique de mon mieux à combler mon retard !

Et oui je n’y arrive pas trop mal, merci de vous en soucier !

Ce matin j’étais devant mon ordinateur, et je me demandais ce que je pourrais bien vous raconter (ben oui parfois les auteurs aussi sont en manque d’inspiration !)

J’ai donc relu certains de vos commentaires, ou de vos mails, et je me suis aperçue que certains parmi vous se posaient pas mal de question sur mon parcours. « As-tu fait des études de lettre » « Une école de journalisme ? » et je vous en passe…

Et bien pour répondre à vos questions, la réponse est non. Je n’ai pas fait de « spécialisation » en lettres, en français ou en littérature. Rien de tout ça !

J’ai même plutôt été « victime » de décrochage scolaire. J’ai arrêté les cours à l’âge de 19 ans… rester assise sur une chaise 8h par jour à écouter un enseignent me dire comment conjuguer l’infinitif du passé du subjonctif, ou m’expliquer que la guerre de 100 ans n’a pas duré 100 ans mais 117 ans, non merci, très peu pour moi !

J’ai donc quitté l’univers scolaire pour entrer de plein pied (ou je devrais plutôt dire de plein fouet) dans le monde du travail. Après tout juste deux semaines de recherche j’ai fini par trouver un travail de vendeuse dans un magasin de vêtements.

Après 3 mois passés à plier des chandails et des sous-vêtements, je me suis vite lassée. Mais sans diplôme, ni expérience du monde du travail (ou très peu) je n’avais pas vraiment le choix…

Mais me voilà tout de même partie à la recherche d’un autre emploi avec la ferme intention de ne plus jamais plier le moindre vêtement, ou de répondre encore à la sempiternelle question : « Vous êtes sûre mademoiselle que ce jeans ne me fait de grosses fesses? »

Non mais sérieusement, vous me voyez en train de lui dire « On dirait que tu t’es fait greffer deux fesses d’éléphant ! Mais j’ai une facture d’électricité à payer moi, alors prends ce jeans, je suis payée à la commission. La caisse c’est par là, merci pour ta visite et à bientôt ! » Je suis incapable de faire ça, je ne vais pas laisser cette pauvre fille sortir comme ça, non sérieusement ce n’est pas moral ! Et pas très gentil pour elle…

Bref me voilà donc partie en chasse de quelque chose qui me conviendrait mieux… quelques semaines passent et je me retrouve dans un service pour la clientèle. Vous savez quand vous appelez votre service client parce que votre cellulaire ne fonctionne plus, ou parce que votre facture vient d’arriver et que jamais de la vie vous n’avez téléphoné au Pérou pendant 20 minutes le mois dernier. Ben la pauvre fille à l’autre bout du fil en train de vous expliquer qu’on ne peut rien faire, que vous n’avez pas le choix il faut payer, c’était moi…

Après 6 mois passés à répondre au téléphone et à servir la clientèle, mes pauvres oreilles n’en pouvaient plus. Elles étaient rouges du matin au soir, 5 jours par semaine ! J’avais l’impression de me métamorphoser peu à peu en Dumbo l’éléphant.

Je prends donc la décision de changer à nouveau de travail… et me revoilà au rayon vêtements d’une grande enseigne de magasin.

J’ai donc passé trois ans entre des fesses d’éléphants et mes oreilles rouges (presque devenues éléphantesques elles aussi…)

À l’âge de 22 ans ¾ je prends la décision de reprendre mes études ! Et je me décide pour suivre un cursus dans la santé. A moi les hôpitaux, les salles d’opération et les beaux médecins… (Oui je sais, je me suis laissée influencée par E.R et Grey’s Anatomy)

En vérité travailler dans la santé c’est beaucoup moins glamour que tout ce qu’on vous vend à la TV ! C’est certes utile et parfois gratifiant mais pas sexy ou glamour pour deux sous, oubliez ça !

Et pendant tout ce temps, ton écriture alors, me direz-vous. Ben la pause déjeuner c’est fait pour quoi à votre avis ? Je ne vous parle pas des fonds de remise, des chambres de patients vides ou des vieilles cabanes à outils au fond du parc de l’hôpital qui m’ont servi de bureau pendant mes pauses. J’ai écrit partout, sauf à la morgue (pourtant c’est calme… mais étrangement cet endroit ne m’a jamais beaucoup inspiré…)

L’année de mes 26 ans j’ai réalisé que pendant les 8 années qui venaient de s’écouler la seule chose constante chez moi avait été l’écriture. Je me suis alors demandée si j’étais faite pour autre chose, et la réponse a été plus qu’évidente : Non.

Je ne vous raconte pas ma consternation en découvrant ça ! Je n’avais franchement rien d’un Alexandre Dumas ou d’une JK Rowling. Je n’avais pas le moindre diplôme en lettre, pas la moindre expérience et pourtant je venais de finir mon première roman.

Poussée par mon petit comité de soutien, j’ai envoyé mon manuscrit… et j’ai eu l’agréable et immense surprise de voir mon roman accepté (je vous raconterai tout ça plus en détails une prochaine fois).

J’ai alors appris ma première leçon: les diplômes comptent, c’est important de faire des études c’est un fait ! Mais je pense sincèrement qu’aucune école au monde ne peut vous enseigner l’art des lettres. Il faut aimer les histoires, les mots et composer avec eux. C’est un peu comme écrire une symphonie. Il faut ressentir les choses, donner vie aux personnages. Écrire est en partie un don de sois, c’est partager avec de parfaits inconnus une histoire qui vous a fait rêver.

Le style (bah quel grand mot tout même...), le style d’écriture peut se travailler, c’est en pratiquant qu’on progresse, nous n’avons pas tous la chance d’être des Mozart des mots. Mais l’amour de l’écriture et des lettres c’est quelque chose qu’on a, ou qu’on n’a pas.

Il faut parfois essayer différentes choses, pour savoir ce qui nous convient le mieux dans la vie. Je suis intimement convaincue que chacun de nous a un don ou un talent pour quelque chose, ce n’est parfois pas ce que l’on souhaite ou ce à quoi l’on s’attendait. Personnellement j’aurais adoré être un as en dessin ou être capable d’apprendre tout un tas de langues différentes, mais je ne possède ni l’un, ni l’autre. Je dessine aussi bien qu’un enfant de 5 ans et ma capacité à apprendre d’autres langues frôle le zéro absolu ! Il faut apprendre à faire avec ce qu’on a !

Mais il ne suffit pas d’avoir du talent. Faut il encore savoir s’en servir ! ;o)


A bientôt
JM

mardi 20 octobre 2009

Tic, Tac… (et Toc !)


Ah les joies de la vie d’auteure à la maison… rien de mieux ! La vie est un long fleuve tranquille, on regarde les gens courir partout sous la pluie (surtout les lundis étrangement…) une tasse de café ou de chocolat bien chaud à la main. On sourit en regardant les feuilles virer au rouge avant de tomber doucement sur le sol et là, soudain, c’est l’horreur, l’angoisse ! Mes yeux tombent sur mon planning de travail et je découvre avec effroi que je suis en retard de plusieurs chapitres. Flûte alors, comment ça a pu arriver ??? On est déjà si loin dans le mois ? Impossible !

Zut alors, qu’est-ce qui a bien pu se passer ???...

Ben je vais vous le dire moi, les déjeuners entre copines, les coups de téléphone avec ma mère qui durent des heures, les heures perdues en shopping, et les « pffff j’ai le temps, j’suis large ».

Et bien tout ça fait qu’au final, euh non, je ne suis plus si large que ça…

Je suis censée rendre mon nouveau manuscrit dans 43 jours… et j’ai encore des brouillons qui trainent partout dans mon sac, hier j’ai même retrouvé un demi-chapitre griffonné sur une serviette Starbucks, taché de café… le drame !

Et comme si ça ne suffisait pas, histoire de mettre un peu plus de pression à tout ça, mon éditeur m’envoie un petit mail, comme ça, mine de rien, pour savoir si tout va bien… Il a vraiment un parfait timing vous ne trouvez pas ?!

Heuuuu… alors que voulez-vous que je lui dise moi ? « J’ai 50 pages de retard sur ce que j’avais prévu, mais ne t’affole pas, je gère… »

Pas sûr qu’il soit fan de la réponse, et puis le rôle d’un auteur c’est de ménager son éditeur. Non sérieux, on ne peut pas leur provoquer une crise cardiaque chaque fois qu’on a un peu de retard, ce n’est pas sympa pour eux…

Alors là, plus déterminée que jamais, je me dis « Ok ma grande, on se met au boulot… » je jette un coup d’œil à la pendule, oh il n’est que 8h30, j’ai le temps de regarder mes mails tout de même… un clic, deux clics, et quand je relève le nez de l’ordi, oups il est déjà presque 10h grrrrr…

Ok j’ai besoin d’un café, je prends ma veste, et en véritable cliché d’auteure que je suis, je cours au Starbucks… Une gigantesque tasse de café et un muffin plus loin, je suis toujours sur place à regarder passer les gens, perdue dans mes pensées.

Ma montre indique 11h30, ok cette fois je rentre et je bosse…

Et là, paf, sur le chemin, une copine que je n’ai pas vue depuis des semaines me fait soudain face, et il ne faut pas 5 minutes pour que sorte de sa bouche « Hey si on allait prendre un café ? » Mais j’en ai déjà pris un me direz-vous, qu’à cela ne tienne, je prendrai un thé !

Que voulez-vous faire dans un cas comme celui-ci ? Tout le monde semble se liguer contre moi aujourd’hui, et puis un café (ou un thé…) ce n’est pas le bout du monde…

Nous voilà donc devant un café-thé, puis sans rien comprendre, je me retrouve avec une assiette sous le nez. Le café-thé s’est changé comme par magie en déjeuner…

13 heures ! Non là, sérieux, il est temps d’y aller ! Je ramasse mes affaires, dis poliment au revoir et rase les murs jusqu'à mon appart en priant pour ne pas croiser mon amie Laura qui habite un pâté de maisons plus loin. J’ai l’air d’un ninja, si ce n’est mon sac à dos pas super discret (et oui, il est rose)…

Oufff 13H30, je suis à maison, je vais enfin pouvoir m’y mettre…

Et là je passe devant le répondeur qui m’annonce deux messages… grrrrrr, je lutte, je fais comme si je n’avais rien vu mais je finis par céder.

« Salut ma grande c’est maman bla-bla-bla… » et là, pendant que j’écoute le message, comme si ma mère avait senti que j’étais de retour, le téléphone sonne (elle fait tout le temps ça ! Je ne sais pas comment elle fait mais je soupçonne un GPS qu’elle aurait planqué sur moi à la naissance…).

14H30, bon ma mère a raccroché, je suis à la maison, mon ordi est enfin allumé, je me lance. Je suis devant mon bureau et là sans faire attention mon MSN s’est lancé en connexion automatique (grrrr, y’a des jours !) et là tous mes amis de France commencent à me parler en même temps… Il me faut une bonne demi-heure pour leur faire comprendre que je dois bosser sur mon manuscrit. Je prends tout de même des nouvelles de tout le monde au passage…

15h, ah ben voilà, c’est l’heure de ma série… Non non, allez je me concentre, pas grave pour la série aujourd’hui… mais ma tête ne pense qu’à ça (est-ce que Bree va enfin quitter son mari, Lynette donnera t’elle sa démission à son parton) bref une véritable obsession. Ok, au point où j’en suis, une heure de plus, une heure de moins, qu’est ce que ça change ??? Hop devant la télé.

16h, oufff on va enfin pouvoir s’y mettre, la tv est éteinte, le téléphone sur silencieux, mon document word est ouvert… Je n’ai plus qu’à choisir ma liste de musique… Ça oui, ça oui, oh non celle-là elle craint grave, pourquoi j’ai ça dans mon ordi ? Oh j’adore celle-là, allez je la chante à tue-tête, juste une fois… allez encore une petite fois.

Une fois ma liste de musique enfin prête, mes cordes vocales bousillées et mes ambitions de chanteuse de la Star Académie calmées, il est tout de même 16h45, arkkkkk.

Bon je relis le dernier chapitre depuis le début, histoire de me remettre dans le bain, je refais une ou deux corrections, deux phrases en plus, une phrase en moins. Ah, enfin je commence à bosser… je commence à être d’humeur pour l’écriture de mon prochain chapitre (non parce que créer la bonne ambiance c’est du boulot !!!)

Titre du chapitre suivant… « Un prince dans la tourmente » hey hey mais ça va être intéressant tout ça… « Le prince fut tout à coup envahi d’une étrange émotion lorsqu’il posa son regard sur elle… Il se pencha sur elle et… »

« Bonsoir chérie, comment s’est passée ta journée ! » Hein quoi ??? C’est à moi qu’on parle ? Je lève le nez de mon ordi, toute perdue… Oh, mon amour est de retour ! Mais quelle heure est-il ? 18h, flûte je n’ai bossé qu’une heure et quart.

Et là les trois prochaines heures qui arrivent sont consacrées à « Comment s’est passé ta journée ? On mange quoi ce soir ? Tu veux commander un truc ? Attends je t’ai pas raconté…»

21h, ok on va pouvoir s’y remettre là ? Et ben non ! Justement, ce soir il y a le film super génial que j’adoré quand j’étais petite… aller hop TV-Party…

23h, Pfff mais comment j’ai pu aimer un film aussi nul, j’ai perdu mon temps… Et toc ma belle, tu n’as plus qu’à rogner sur ton sommeil pour combler le retard, ça t’apprendra, na !

23h15, Ok cette fois c’est la bonne, et oui cette fois c’est la bonne !!!! Plus de télé ni de téléphone, je tape, je tape et je ne m’arrête plus… Tiens j’ai fini mon chapitre hey hey cool… Bon ben je vais aller faire un petit dodo moi. Tiens bizarre, il fait bien jour tout d’un coup ici… 6h du matin, ah oui quand même…

Tout ça pour dire que les auteurs qui essaient de vous faire gober « Oui j’écris mieux la nuit, je suis plus inspiré par les ténèbres… » Pffff, mon œil, la vérité c’est que nous sommes de grands enfants toujours en récréation et que si personne ne nous obligeait à rentrer faire nos devoirs, on passerait notre temps à regarder les feuilles tomber et gober les mouches. En tout cas moi je fais partie de ceux-là…

… D’ailleurs je ferais bien de m’y remettre, parce que la récréation est terminée et je suis encore loin d’avoir fini…

Tic… tac…

A bientôt

JM

PS : Et oui hein, vous vous demandez ce que pouvait bien être le deuxième message sur mon répondeur…