samedi 4 septembre 2010

La rentrée…

Salut mes petits « Monstres »

Et oui tout est dans le titre… c’est déjà l’heure… l’été est fini (ou presque), il est temps pour tout le monde de faire sa rentrée ! Croyez-le ou non mais j’ai toujours adoré la rentrée, c’est l’un de mes moments favoris de l’année :) Et d’ailleurs, pour commencer cette année je vais vous poster une petite interview que j’ai donnée il y a quelques jours sur un site de jeunes (et de moins jeunes lol) auteurs en herbe. L’interview a été réalisée par Clément, un jeune auteur du forum Avangaard, cela m’a fait plaisir de répondre à ses questions, c’était très amusant.

Bonne lecture à vous, et surtout bonne rentrée à tous
JM

Interview de JM Bonnel
Par Clément



Bonsoir JM, pour ceux ne sachant pas qui est cette personne, elle est auteure, ou écrivain, c'est comme vous voulez. Le plus intéressant serait de commencer par le début, c'est à dire toi. Pourrais-tu te présenter brièvement à nos amis du forum ?

Oh lala, et bien il n’y a pas grand chose à dire *JM toute rouge*. J’ai 28 ans, je suis française, je suis née à St Etienne, je vis en Floride depuis presque un an, je suis fan de séries TV et j’ai la chance d’avoir un métier que j’adore, je crois que c’est tout ce qu’il y a à savoir sur moi


J'imagine que beaucoup de personnes se sont posé cette question, JM est-il un diminutif ou un pseudonyme visant à avoir un peu d'anonymat ?

Non, JM n’est pas un diminutif, et je n’ai pas non plus choisi ce pseudo pour une raison d’anonymat, mais pour une raison sentimentale ! JM Bonnel est le nom de ma grand-mère (Josette Marcelle Bonnel). J’ai choisi de prendre son nom pour lui rendre hommage. Petite je n’aimais pas lire, et encore moins écrire… Ma grand-mère a passé des heures entières avec moi en me disant que je pouvais le faire. Aujourd’hui que je publie mon premier livre, je trouve que ce n’est que justice pour ma grand-mère que de lui accorder cette reconnaissance, d’autant plus qu’elle n’est plus parmi nous.

Chose vraiment gentille et admirable de ta part donc. Dans le rôle qu'a joué ta grand mère, considères-tu qu'elle fut une source de motivation pour l'écriture de ton roman ?

Je ne dirais pas admirable, gentille sûrement mais pas admirable. Même si ma grand-mère a beaucoup compté pour moi, la motivation d’écrire un roman ne m’est pas venue d’elle. Mais plutôt de ma jeune sœur, une histoire de famille en somme… Plus jeune je prenais plaisir à écrire de petites histoires pour amuser ma petite sœur. Cela a été mon premier vrai contact « d’auteur » avec les mots. Une fois plus grande, j’ai écrit d’autres histoires qui ont grandi avec moi, et ça a continué ! Finalement c’est à elle que je dois ma vocation.

En parlant de motivation, d'un point de vue littéraire, as-tu été motivée par un ou plusieurs auteurs dans le domaine de la Fantasy, ou est-ce vraiment seulement de par ta sœur qu'est venue ton envie d’écrire ? Certaines personnes ont eût cette envie grâce à des auteurs, en fais-tu partie?

Pour ma part je n’ai pas été influencée par CS Lewis ou par un autre auteur du même genre. Jamais en refermant un de leurs livres je me suis dit « Waouh j’ai trouvé mon maître à penser et je veux écrire des livres comme eux quand je serais grande » En fait je me suis rendue compte que je n’avais jamais eu « la prétention » de devenir auteure. J’aimais écrire, inventer des lieux, des personnages, mais je pensais que mes écrits n’étaient pas bons. Je n’avais jamais envisagé l’édition… j’écrivais juste pour m’amuser. Mais heureusement pour moi j’ai rencontré des gens qui m’ont poussée à croire en moi, en mes écrits et c’est comme ça que j’ai tenté l’aventure de la grande édition. Je suis cependant très admirative de la détermination de Sophie Audouin Mamikonian (l’auteure de Tara Ducan) qui s’est battue plus de 10 ans pour faire publier de la fantasy pour les jeunes et selon moi c’est une pionnière qui nous a ouvert la route à nous jeunes auteurs.

On pourrait donc dire que tu te sous-estimais, non ? Puisque tu parles très brièvement de l'édition... Est-ce pour des raisons personnelles que tu sois éditée au Québec dans un premier temps, et de ce fait, t'as poussé à habiter en Floride, ou bien est-ce pour une autre raison ?

Oui on peut même le dire franchement : j’ai tendance à me sous-estimer. Mais je dois dire que plus jeune je n’étais pas très douée en orthographe et que ma dyslexie n’a pas aidé ! Comment voulez-vous avoir confiance en vous ou en vos écrits quand tout vos profs (ou presque) vous disent que vous êtes nulle en français… Mais la leçon à tirer de tout ça c’est que si on y croit et qu’on se donne à fond parfois les rêves se réalisent. C’est peut-être un peu simpliste mais c’est comme ça que je vois les choses ! Mon livre est sorti en premier au Canada car mon éditeur (Les Éditeurs Réunis – LER) réside au Québec où je vivais il y a peu avant de venir en Floride. Je n’ai pas soumis mes écrits au Québec parce que c’est « plus facile » d’y être publié, mais parce que c’est là que je vivais, J’ai aussi essuyé quelques refus au Québec avant d’avoir une réponse positive. Si je vis actuellement en Floride, c’est parce que je suis un globe trotteur, j’aime découvrir de nouveaux pays, de nouvelles personnes, cela stimule mon imagination.

Justement, existe-t-il une différence ou plusieurs, entre le système éditorial Français et celui du Québec, toi qui a dû y faire face ?

Absolument aucune ! Un refus est aussi douloureux en France qu’au Québec… Plus sérieusement la légende urbaine qui dit que c’est plus facile de se faire éditer à l’étranger, et bien ce n’est que ça : une légende ! Le parcours est aussi long au Canada. Si j’ai soumis à certaines maisons québécoises, outre le fait que je vivais sur place, c’est que la politique éditoriale de ces maisons me plaisait, ainsi que la démarche littéraire qu’ils soutenaient. La seule recette magique pour être sur d’être édité, c’est de faire appel à des « maisons » comme lulu.com et je ne le conseille vraiment pas aux jeunes auteurs !

Merci de ton conseil, même si je pense que par principe, beaucoup se méfient de l'auto-publication.Venons-en au cœur du sujet : ton œuvre.Peux-tu nous faire un bref topo sur ton ou tes romans parus ?

Et bien c’est une collection qui s’appelle « Monstres » et chaque tome suit un monstre (une gorgone, un satyre et une cyclope) qui apporte des informations et son point de vue à l’intrigue générale qui se déroule dans ces trois livres… L’intrigue me direz-vous ? 2099, la Cité, dernière ville sur Terre. L’amour est en train de s’éteindre parce que la déesse Aphrodite a été prise au piège par Théodora, une belle jeune fille qu’elle a transformée en gorgone par jalousie. Théo va alors devoir choisir entre assister au déclin de l’humanité ou sauver les Hommes qui ne voient en elle qu’un monstre. Voilà en gros le résumé du volume 1.Deux des trois romans de cette série sont déjà sortis au Canada et en France depuis cet été. Je travaille actuellement sur le troisième tome.

Étant donné que tes romans concernent un personnage particulier pour chaque tome, le tome 1 peut-il se lire après le tome 2, par exemple ?

Oui le tome 2 peut se lire avant le tome 1, puisque les histoires des trois monstres se croisent toujours à un moment ou un autre, en se complétant mais sans jamais interférer entre elles. C’est juste plus compliqué pour suivre la trame générale de la Cité qui elle, avance dans les trois tomes, puisque le tome 2 apporte déjà certaines réponses sur ce qui se passe à la Cité.
As-tu déjà réfléchi à une fin pour ta saga, qui semble-t-il, est originale puisqu'il n'apparait pas une ligne directrice concernant tous les personnages ? Verrons-nous tous les personnages réunis lors d'un ultime tome, par exemple ou bien la saga Monstre pourrait se résoudre par les actes des personnages de chaque tomes ?

Oui j’ai déjà la fin de l’histoire. Monstres 1 gorgone, est le roman inaugural d’une trilogie qui présente des monstres issus de la mythologie grecque dans un contexte plus actuel. Monstres 3 Cyclope est le tome qui achève le cycle de cette saga. Tout ce que je peux dire sans faire tomber toute l’intrigue à l’eau, c’est que chacun des Monstres fera ce qu’il a à faire, bonnes choses comme mauvaises choses… pour arriver à leurs fins puisque chacun d'entre eux poursuit son propre but...

Il y a donc dans ta saga une disposition de l'histoire vraiment intéressante alors. Sais-tu ce qui a plu à ton éditeur ? As-tu instauré certaines morales dans tes romans comme d'autres auteurs ont pu le faire, ou du moins certains thèmes que tu apprécies?

Je pense que ce qui a plus à mon éditeur c’est le système de narration que j’ai mis en place, puisque j’écris un chapitre sur deux à la première personne ce qui permet au lecteur d’avoir directement le point de vue du monstre sur ses sentiments ou sur la situation qu’il traverse. Gorgone et Satyre abordent les thèmes de l’acceptation de soi et des autres, de la tolérance, du premier amour, des changements physiques à l’adolescence et de la persévérance. Cyclope parle plus d’amitié, de choix et de trahison…Il n’y a pas d’histoire sans morale ! Ma morale serait celle-ci : on est tous le monstre de quelqu’un…

Lorsque tu auras terminé t'as première saga, qu'envisages-tu ? Réécrire une autre saga, un livre quelconque, ou tout simplement une pause de quelques mois ?

Et bien j’ai signé un autre contrat avec une seconde maison d’édition pour une toute nouvelle saga… avant tout je vais prendre une petite pause, mais « malheureusement » pas avant Noël…

J'espère, comme beaucoup, que ça se passera aussi bien avec ta prochaine maison d'édition que LER. T'orienteras-tu toujours vers la Fantasy, ou aimerais-tu écrire d'autres genres littéraires. D'ailleurs, as-tu déjà essayé?

J’espère aussi que ça ira aussi bien que chez LER, mais je suis confiante ! Pour ma prochaine saga, oui je vais rester dans la Fantasy… du moins pour l’instant. Mais ça sera totalement différent de Monstres ! Je crois que la Fantasy est ce qui me correspond le mieux en termes d’écriture mais aussi en termes de tempérament. J’ai un autre projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps (et qui n’est pas de la Fantasy) mais ce n’est encore que ça : un projet !


Au niveau de la conception de ton monde, afin de créer les personnages, comment t'y prends-tu ? Tu t'inspires de personnes réelles ou bien tes personnages, dans leur intégralité, sont-ils fictifs?

Il y a un peu des deux… mais surtout des personnages fictifs. Mes personnages viennent toujours à moi, mon esprit est un peu comme un poste de télévision, je capte des images. Lorsque les personnages se sont « présentés » je me dis tiens ça serait drôle de faire un clin d’œil à cousin X ou à tante Y, juste pour me distraire un peu. Le monde autour des personnages se met ensuite en place de lui même. Je me contente de regarder « le film » qui se joue dans ma tête et je le retranscris sur papier. Je fais ensuite mon synopsis, ma fiche personnage et le lien qui les unis les uns aux autres. Ensuite j’ouvre un nouveau document et je commence une nouvelle histoire.Il faut aimer les histoires, les mots, et composer avec eux. C’est un peu comme écrire une symphonie. Il faut ressentir les choses, donner vie aux personnages. Écrire est en partie un don de soi, c’est partager avec de parfaits inconnus une histoire qui vous a fait rêver.

Justement, as-tu apporté dans ton roman des clins d'œil à des films, des œuvres littéraires ou des personnes de ton entourage ?

Oui quelques uns...
*JM sifflote d'un air innocent*

Quels conseils donnerais-tu à ceux écrivant, comme toi, et ceux voulant être édités ? Selon toi, existe-t-il une méthode spécifique à l'élaboration d'un roman ?

Mon premier conseil serait celui-ci, écrivez en premier lieu pour vous, pour vous faire plaisir, parce que c’est ce que vous aimez faire, ne le faites pas pour la reconnaissance et la gloire, faites le parce que vous aimez ça et point ! Pour ceux d’entre vous qui veulent se lancer dans l’aventure de l’édition, soignez votre texte, surtout les premières pages, elles doivent être rythmées, prenantes, un éditeur se fie à sa première impression, votre manuscrit n’aura pas de seconde chance. Ciblez les éditeurs, n’inondez pas tous les éditeurs que vous trouverez dans les pages jaunes, cela ne sert à rien. Faites un choix. Un éditeur de polars n’éditera jamais votre recueil de poésies. Il faut être logique dans ses choix et s’y tenir. Lorsque vous envoyez votre manuscrit ne dites jamais « mes parents l’ont adoré » ou alors « Je sais que ce n’est pas très bon mais je vais le retravailler » vous perdez toute crédibilité. La lettre d’accompagnement (il en faut une c’est impératif) n’est pas un CV ou une lettre d’admirateur qui répète toutes les deux lignes combien cette maison d’édition est géniale. Tout ce que veut savoir l’éditeur c’est si vous avez d’autres romans à votre actif et quelle est votre démarche littéraire. Savoir que vous avez 5 frères et sœurs et que votre chien s’appelle Tobby lui importe peu. N’oubliez jamais que même si les éditeurs sont des amoureux des lettres, ils restent avant tout des entrepreneurs et qu’ils « n’achèteront » que des produits susceptibles de bien se vendre. A vous de faire votre promo et de défendre votre roman ! Personne ne le fera mieux que vous.

La plupart des personnes disent qu'il faut trois éléments pour être édité, le travail, le talent et la chance. Qu'en penses-tu? Est-ce réellement nécessaire d'avoir du talent ?

Je pense qu’il faut un peu des trois choses en effet…Beaucoup de travail… Un peu de chance… Et une pincée de talent… Mais il ne suffit pas d’avoir du talent, encore faut-il savoir s’en servir.


Je remercie vraiment JM, qui m’a accordé de son temps et qui a accepté de jouer le jeu ! Sans son envie de vouloir participer à ce projet test, cela ne se serait certainement pas fait. Je remercie également sa correctrice, qui sous suggestion venant de JM, a aimablement corrigé cette interview. Merci !

lundi 23 août 2010

L’autrichienne…

Salut mes petits « Monstres »

Et oui je suis enfin sortie de mon hibernation… bon je n’hibernais pas vraiment, j’étais juste partie quelques jours (euh d’accord semaines…) en Europe pour aller voir un peu ma famille, et recharger mes batteries pour la suite de la saga Monstres. À présent que l’été touche à sa fin ou presque, je vais enfin pouvoir me remettre au travail pour finir le tome 3 de la saga. Pas trop tôt me direz-vous !... (n’est-ce pas Anne-Elen… :)

Ma petite visite en Autriche m’a ressourcée presque entièrement, oui seulement presque parce que je crois qu’il y a une part en moi qui est atteinte de fatigue et de bullage chronique… rien à faire pour secouer cette partie-là, ma mère a essayé pendant des années, puis mon amour à pris la relève mais rien à faire, ma tête reste souvent dans les nuages… on ne dirait pas mais je vous assure que la rêverie ça fatigue les neurones! Et puis ça fait tout de même un peu partie du métier d’auteur !

Bref tout ça pour dire que les vacances se sont bien passées ! Vienne est vraiment une ville superbe ! Je suis allée prendre « un café » au Café Central, haut lieu littéraire et intellectuel de Vienne dans les années 1900. Et puis j’ai pu « rencontrer » Sissi l’impératrice, visiter ses appartements, le palais de Schönbrunn etc… Mais en ressortant le mythe Sissi avait pris une grande claque… Rien à voir avec la Sissi des films… mais alors rien de rien, c’est même plutôt son exact contraire pour être honnête. Les princesses ne sont plus ce qu’elles étaient…

En tout cas, me plonger un peu dans l’histoire de l’Europe m’a fait du bien et me voilà repartie pour un nouveau tour d’écriture ! J’ai tout de même profité de mon séjour viennois pour travailler, Calista aura donc quelques gouttes de sang Autrichien dans les veines. Mes enfants d’encre et de papier sont multi-nations parce que lorsque je voyage ils viennent toujours avec moi, le pays de leur conception est donc souvent différent de leur pays de « naissance » : Théodora est Canadienne, québécoise de souche ! Stan quant à lui est Nord-Américain, un mélange du Canada et des États-Unis « made in » Floride, avec une goutte de sang français. Et pour finir Cali Américano-Européenne, 50% américaine, 25% française, 25% autrichienne… une famille très multiculturelle en somme !

Après des heures et des heures d’avion, douze longues heures… Me voilà enfin rentrée à la maison ! J’ai retrouvé mon bureau et mes petits monstres, tout ça pour mon plus grand plaisir :)

A bientôt pour le tome 3 de Monstres…
JM

mercredi 23 juin 2010

Une petite sœur pour Théodora et Stan…

Coucou mes petits « Monstres »

Suite aux mails de S.O.S que j’ai reçu de la part de plusieurs d’entre vous, je me vois dans « l’obligation » de poster ce petit message pour mettre fin à toutes vos interrogations. J’ai reçu plusieurs fois les mêmes questions dans ma boîte mail, je m’en viens donc vous faire une réponse ici.

Oui, je suis en train de m’occuper du tome 3 de Monstres et oui, Théo et Stan auront bien une petite sœur pour la rentrée de septembre. Pour ceux qui ont lu les deux premiers tomes, vous avez été nombreux à comprendre le fonctionnement de la collection, ce n’est donc pas un secret, le tome 3 aura pour personnage principal, Calista, la cyclope qui vit à la Cité.

"Mais elle est vieille", m’avez vous dit ! Oui, bien vu, je suis contente de voir que vous suivez l’histoire lol! Donc oui, Cali est vieille, mais elle a bien eu une vie avant… elle n’est pas venue au monde avec des rides et des cheveux blancs (ah ben si en fait pour les cheveux, elle les a toujours eus blancs). Bref, le tome 3 parlera donc de la jeunesse de Calista, elle fera le lien avec Yaëlle (la grand- mère de Solan qui est l’un des héros du tome 1). Vous verrez ainsi ce qui s’est passé à la Cité bien avant que Théo ou Stan n'y arrivent : comment s’est mis en place le premier Conseil des Justiciers, qui a soulevé le mouvement des Renégats, vous saurez enfin ce que Yaëlle a fait pour que Cali lui en soit toujours reconnaissante après tant d’années... Et il y aura surtout une exploration de ce qu’est le médaillon serpent que possède Calista, qui est passé de Théo à Stan, avant de revenir vers la cyclope. Je sais que cette histoire vous travaille, j’ai eu quelques mails qui ne parlaient que de ça. En clair vous saurez tout (ou presque…)! Grâce à Cali tous les liens entre les personnages des deux autres tomes seront mis en lumière, chaque « famille » sera recomposée. En clair le tome 3 de Monstres, c’est en même temps le début et la fin de l’histoire, logique non ? Si ce n’est pas encore très clair je suis certaine que ça le sera beaucoup plus une fois que vous l’aurez lu.

En tout cas je suis heureuse d’agrandir encore la fratrie Monstres avec un membre de plus ! J’espère que vous apprécierez Calista autant que ses deux aînés.
Je reviendrai bientôt vers vous avec la couverture et le premier extrait de «Monstres 3 : Cyclope »

En attendant je vous souhaite à tous un bon début d’été

A bientôt
JM

dimanche 2 mai 2010

Jean –Marc Bonnel mais c’est qui ce gars à la fin ???

Salut mes petits « Monstres » !

Alors pour commencer ce mois de mai j’ai une question pour vous : Jean-Marc Bonnel, mais c’est qui ce gars ?

Je m’explique ! Cette histoire a commencé il y a quelques semaines avec une erreur qui s’est glissée sur le site d’un des revendeurs de « Monstres », où apparaît Jean-Marc Bonnel au lieu de JM Bonnel…

Mon premier réflexe a été de m’écrouler de rire devant mon ordinateur… Non sérieusement c’était plutôt drôle ! JM aurait aussi pu être Jean Michel après tout… Ou Jeanne Marie. Pourquoi Jean Marc ? Bref je n’y fais pas plus attention que ça, pas la peine d’en faire un drame, et le temps passe…

Sauf qu’au bout de quelques temps Jean- Marc est de plus en plus référencé sur les sites et que du coup sur certains forum les gens pensent que je suis un homme…
Ben là non, je ne suis pas un gars !

Résultat des courses, les deux premiers tomes de Monstres qui s’apprêtent à sortir à la Fnac en Juillet, sont référencés sous : Jean-Marc Bonnel « Monstres 1 Gorgone », Jean Marc Bonnel « Monstres 2 Satyre ». Bref pour la première fois de ma vie j’ai une vague idée de ce que ça peut faire de perdre son identité au profit d’un autre ! Et de devenir un homme. Je vous dis pas la tête de mes parents quand ils vont découvrir mon changement de sexe virtuel lol. Ça va être simple de leur expliquer ça…

Lassée (et un peu frustrée, oui oui frustrée, je suis bien une fille), je me suis quand même dit qu’il devait bien y avoir une raison au fait qu’on m’appele Jean-Marc, ce n’était pas juste pour le plaisir. Donc je joue aux CSI (Les Experts) et je mène mon enquête bien décidée à lever le voile sur mon changement de sexe.

Je choisis de prendre Google comme co-équipier sur cette enquête, il devient donc mon Watson, et hop trois clics plus tard, le « crime » est résolu. Trop fort ce Watson-Google !

Le fin mot de toute cette histoire c’est qu’en 2008, Jean-Marc Bonnel a écrit un roman (un polar) donc par association, ils ont fait un plus un et hop JM devint Jean- Marc…

Donc pour répondre à la question : Jean-Marc Bonnel mais c’est qui ce gars ?

La réponse est : un collègue auteur !!!

Alors pour que les choses soient bien claires, lui a écrit « La dernière nuit » en 2008. Ça oui c’est bien son livre à LUI !

Moi : La collection « Monstres » (même si parfois elle est référencée sous le nom de Jean-Marc Bonnel j’en suis bien l’auteure). Moi, rayon jeunesse, lui, rayon polar : on ne peut pas dire qu’on écrive vraiment la même chose.

Ah ça me fait là toute une anecdote à raconter pendant les soupers… « Vous savez que sur internet je suis un homme… ». J’imagine bien la tête de gens si je leur dis ça.

Peut-être que je devrais contacter cet auteur pour lui proposer un roman à 4 mains, ça serait drôle non ? On pourrait s’appeler les JM2 (les JM au carré ça me plait bien moi…) Il y a peut être une idée à creuser, qui sait…

En tout cas, tout ça pour dire que mon roman sera disponible à la Fnac en Juillet, pour l’instant sous le nom de Jean Marc Bonnel, mais je vais faire au mieux pour demander la rectification de cette erreur.

À Bientôt pour les nouvelles aventures de Jean-Marc… euh je veux dire JM!

vendredi 9 avril 2010

Et de deux…


Hey mes petits « Monstres » !

Et bien voilà, Stanislas (alias Stan) a fait lui aussi son entrée dans la grande famille du fantastique il y a peu ! J’ai agrandi la fratrie de mes enfants d’encre et de papier… Je suis sûre que Théo sera une très bonne grande sœur.

J’ai reçu plusieurs mails dans ma boîte qui disaient : « Waouh mais comment tu fais pour écrire si vite ? Tu arrêtes de dormir ? »

Alors euh c’est vrai que parfois je ne dors pas beaucoup mais c’est surtout que je travaille sur « Monstres » depuis déjà 15 mois… Il n’y a eu « que » trois mois entre les deux premiers volumes pour la simple et bonne raison que le plus gros du travail avait déjà été fait des mois à l’avance. Mais les corrections, les couvertures de roman, tout ça prend du temps à faire… Une nouvelle collection ce prepare plus d'un an avant le lancement des ouvrages ! C'est un travail de titan !

On m’a aussi demandé quand sortirait le tome 3… pour le moment je ne peux pas encore vous le dire tout simplement parce que la date n’a pas encore été arrêtée. Mais je vous tiendrai au courant c’est promis ! En attendant j’espère que vous aimerez l’histoire de Stan.
Voilà donc rien que pour vous, le prologue du second volume : Monstres 2 Satyre

Bonne lecture à vous
A bientôt

JM

« Je ne suis pas un monstre, je ne suis pas un animal, je suis un être humain. »
Tiré du film L’homme-éléphant (1980)

Prologue



Je respire difficilement… J’ai la désagréable impression que mes poumons sont en feu, et qu’ils sont sur le point d’éclater. Plus je reprends conscience, plus c’est douloureux.

J’ouvre péniblement les yeux. La lumière du jour m’aveugle littéralement, m’empêchant de voir ce qui se trouve autour de moi.

Je ne vois rien, je n’entends rien… Je ne sais même pas où je me trouve.

L’air me brûle la peau.

J’ai un goût étrange dans la bouche. On dirait du sable. Du sable ?

Je me redresse doucement puis je m’assois, tandis que mon corps hurle de douleur.

Le sol sous ma main est mou et brûlant.

Je plisse les yeux et les ouvre petit à petit en mettant ma main face à mon visage pour me protéger de cette lumière.

J’ai la vue troublée par des centaines de points qui dansent devant mes yeux.

Il me faut de longues minutes avant de parvenir à distinguer quoi que ce soit. Je regarde autour de moi; je suis atterré par ce que je découvre.

Rien…

Il n’y a rien, rien que du sable à perte de vue, du sable encore et toujours…

Il n’y a pas âme qui vive. Je suis seul, perdu au milieu de nulle part.

Où suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Comment suis-je arrivé là ?

Toutes ces questions me martèlent le crâne.

Ma tête est lourde… très lourde même; pourtant, j’ai l’impression qu’elle est vide… Un vide immense semble s’être logé dans mon esprit.

Des visages plus flous les uns que les autres font de brèves apparitions dans le fond de mes pensées. Mais ils ne restent pas suffisamment longtemps pour que je puisse les reconnaître.

Je laisse encore mes yeux vagabonder ici et là… Et je pousse un hurlement lorsqu’ils se posent sur mes jambes.

Je me lève d’un bond et mes jambes se mettent à trembler, avant de céder sous mon poids. Je me retrouve sur le sol en train de fixer ce qui me fait office de jambes.

C’est impossible, elles ne peuvent pas m’appartenir !

Je les fixe de nouveau… Elles ne sont pas humaines, pas humaines du tout ! On dirait deux grosses pattes de chèvre ou de bouc… Oui, c’est ça, elles ressemblent à des pattes de bouc ! Elles sont épaisses et musclées, et couvertes de poils longs et soyeux, marron ambré.

Un énorme doute m’envahit alors…

Je me soulève légèrement du sol et glisse ma main dans le bas de mon dos.

Je blêmis…

- J’ai une queue ! hurlé-je alors que personne ne peut m’entendre. Non, non, non ! Oh, bon sang, j’ai une queue !

Je me lève afin de pouvoir mieux observer mon appendice caudal.

Courte et fine, ma queue remue vigoureusement de gauche à droite, presque comme si elle était contente de me voir.

- Je suis en plein cauchemar, marmonné-je en fixant tour à tour ma queue et mes pattes. Un vrai cauchemar, répété-je, abattu.

Qui suis-je ? Quelle créature étrange suis-je donc devenu ?

Je ne sais pas.

Je suis tout à coup frappé par l’évidence : j’ai oublié qui je suis… ou ce que je suis